Christian Etienne



Indépendant depuis 1987, passionné d'horlogerie, j'aime toucher à tout ce qui donne l'heure.

L'assemblage de mouvements compliqués pour le compte de manufacture.

La restauration de montres anciennes pour des clients collectionneurs.

Des expertises ou des conseils pour des entreprises horlogères.

De la conception, prototype ou pièce unique.

Histoire de l'horlogerie, recherches

Né à Porrentruy en 1965, issus de trois générations de pierriste, j'ai baigné dès mon plus jeune âge dans le domaine de l'horlogerie. L'univers du petit m'ayant toujours attiré, ma voie était toute tracée pour plus tard. Notre ville possédant de surcroit une école d'horlogerie, mon choix ne fut pas difficile.

Vingt ans et mon diplôme d'horloger rhabilleur en poche, je postule pour une des plus grande manufacture horlogère à Bienne (Rolex). Au bout de deux mois et demi, de temps d'essai, je constate que l'industrie n'est pas faite pour moi.

Une deuxième postulation à Lausanne, dans une bijouterie cette fois, où le travail est beaucoup plus intéressant et diversifié. Cependant je n'ai toujours pas trouvé chaussure à mon pied, et une année et demie plus tard je décide de quitter Lausanne.

Notre région commençant à manquer d'horloger, je prends alors la décision, de devenir indépendant. Le 15 juin 1987 un message dans la presse régionale annonçait l'ouverture de la Clinique Horlogère, dans une ancienne boulangerie du centre ville, située à la Grand-Rue 19. Dix ans de dur labeur plus tard, mon but est atteint : une large palette de travail, allant du particulier possédant une montre ou une pendule, à diverses bijouteries de suisse romande et alémanique en passant par des collectionneurs venus de tous horizons à la recherche d'une montre ou de mes services.

En 1996, un tournant dans ma carrière se présente à travers une annonce, de l’entreprise locloise Renaud & Papi, qui appartient aujourd’hui à Audemars Piguet, une grande marque de prestige internationale. Cette entreprise recherche des horlogers capables d’assembler des mouvements compliqués.

A partir de là, je fais la connaissance de personnes bien placées dans cette sphère très fermée, avec qui je collaborerai pendant plusieurs années. Grâce à cette carte de visite, je commence à travailler avec les plus grandes marques horlogères (Ulysse Nardin, Paul Picot, Parmigiani, (Renaud&Papi) Audemars Piguet, Greubel & Forsey, Girard-Perregaux, Omega, Richard Mille).

Je participe en 1998 pour la première fois et depuis lors chaque année, à la grande bourse horlogère de La Chaux-de-Fonds.

L'année 2000 sera riche en changement, l'acquisition d'une maison, sa réfection, le déménagement de notre appartement ainsi que de l'atelier ne se fera pas sans mal.

En automne 2000, je participe à la mise sur pied de la première bourse horlogère de Porrentruy au musée de l'Hôtel Dieu.

Le 6 janvier 2001, le nouvel atelier est inauguré à la rue du Creugenat 29, le local est plus spacieux et mieux adapté à mon travail.

Je participe également à davantage de bourses horlogères, Zürich, Bâle, Berne, la vallée de Joux et, bien sûr à La Chaux de Fonds. Un très bon moyen de se faire connaître des collectionneurs. Depuis lors ma clientèle dépasse nos frontières.

Des clients viennent des Etats-Unis, d’Italie, de France et même du Japon.

2001, une idée me trotte dans la tête, pourquoi ne pas mettre sur pied une exposition au sein de ce local. Le sujet « l’horlogerie russe », très importante et si peu connue du grand public.

L’exposition temporaire ouvrira ses portes au printemps de l’année suivante. Elle sera couverte médiatiquement par trois journaux, de même que par la Télévision Suisse Romande pour le TJ région.

Un article sur le sujet, écrit par Sébastien Theurillat et moi-même paraîtra dans deux numéros de la revue horlogère « Chronométrophilia » en 2002.

Fort de ce succès, je décide la même année de contacter 24 entreprises horlogères spécialisées dans le haut de gamme, afin de monter une nouvelle exposition sur « L’objet promotionnel dans l’horlogerie haut de gamme ». Au final, 13 d’entres elles acceptent de participer et nous mettent à disposition des objets de toutes sortes (club de golf, modèle réduit du bateau Alinghi, articles vestimentaires, cendrier, matériel de présentation, au total 70 objets). Au printemps 2003, l’exposition a lieu. Elle est relayée par divers journaux, la Télévision Suisse Romande et Fréquence Jura.

En 2003, suite à un mail d’un nouveau client, américain, une pendule est acheminée depuis San Francisco jusqu’à Porrentruy. Il s’agit d’une pendulette de voyage française, signée Lefrand à Paris, fabriquée en 1876. Comportant plusieurs complications, Grande sonnerie, répétition minutes, calendrier perpétuel et réveil, des mois de travail seront nécessaires à la restauration de cette pièce. Un reportage sera même réalisé sur le sujet par un journaliste de Fréquence Jura.

2004 se profile, et un nouveau défi m’est lancé, la manufacture horlogère CompliTime, Robert Greubel et Stephen Forsey me propose l’assemblage d’une pendule à grandes complications qui sera fabriquée à un seul exemplaire. Un puzzle de métal de plus de 1400 pièces et plusieurs mois de travail en perspective.
Nous sommes en 2007, l’atelier fête ses 20 ans d’existence.

Le mandat de la maison CompliTime pour le compte de Richard Mille arrive à son terme. Un apéritif est organisé à l’atelier ; Richard Mille, la maison Valgine et CompliTime, ainsi que toutes les entreprises ayant participés à ce challenge, une quinzaine au total se retrouvent chez moi afin de voir le Planétarium de près. Il partira par la suite au salon de Singapour au mois de septembre où il sera exposé en avant première mondiale.

A son retour et sur l’autorisation de Richard Mille, je fais appel à la presse. La TSR fait le déplacement et le sujet passera le jour même au journal du soir, la radio Fréquence Jura, puis les journaux locaux présenteront également le sujet. Début décembre, le planétaire sera présenté au public et à la presse européenne à Paris à l’exposition Belles Montres au Carrousel du Louvre, Richard Mille me propose de venir présenter cette pendule aux visiteurs.

L’année 2008 sera riche en voyage et rencontre, à l’occasion de plusieurs présentations du Planétarium de Richard mille. En février à Tokyo, au mois de mai à Moscou, en novembre à Dubaï et Doha.

Cette même année, un nouveau mandat pour la maison Girard Perregaux, la restauration des montres de leur musée, dont plusieurs montres de poche avec tourbillon, échappement à détente.

Je collabore à une exposition en mars 2009 à l’Hôtel-Dieu à Porrentruy, le sujet : les écoles d’horlogerie en Suisse. Un livre sera ensuite édité par Antoine Simonin. Plusieurs documents m’appartenant ainsi que mes montres écoles seront présentés.

Je travaille également pour la maison Omega, j’effectue des révisions sur des montres des années 1940 à 1950 pour le compte du service après-vente.

Je débute la remise à neuf du prototype, en laiton, du planétaire pour la manufacture Greubel et Forsey.

En novembre, je me déplace au musée du Château des Monts, au Locle, pour une conférence publique sur mon travail d’indépendant et mon experience sur le domaine.

2010, je termine les dernières restaurations de montres, du musée Girard Perregaux.

J’effectue plusieurs remplacements en tant que maître d’apprentissage à l’école d’horlogerie de Porrentruy.

Collaboration avec l’écrivain Alain Cortat pour la réalisation de son futur ouvrage sur l’industrialisation jurassienne. Je mets à sa disposition divers documents et photos sur l’horlogerie en Ajoie. Le livre paraît en décembre 2014, sous le titre : Des usines dans les vallées aux éditions Alphil.

En 2011, je suis mandaté par la manufacture Audemars Piguet, via leur musée, pour estimer la totalité de leurs collections. Un mois de travail sera nécessaire pour expertiser les 1'100 montres de l’entreprise.

Divers mandats me seront attribués cette année et les années suivantes, dans diverses parties. Pour des assurances, suites à des cambriolages de bijouteries ou d’entreprises horlogères.

Au mois de novembre, un téléphone de la part de Monsieur l’Ambassadeur Suisse à Bucarest et un déplacement dans la capitale roumaine me laissent présager un autre mandat pour la restauration de plusieurs montres du musée d’histoire.

2012, remplacement à l’école d’horlogerie, puis en mai, mon engagement à 50 % en tant que maître de pratique.

Le même mois, Madame l’Ambassadeur de Roumanie, à Berne, me rend visite dans mon atelier afin de discuter du projet de restauration des montres du musée d’histoire de Bucarest.

A partir de cette année et de ma place au sein de l’école, je ne collabore plus avec la maison Omega. J'effectue toujours la réparation de belles pièces, la restauration pour des musées ou des collectionneurs et bien sur, divers mandats particuliers pour des entreprises.

2017, la Clinique Horlogère fête ses 30 ans d'existence.

Journal Le Pays du 15 juin 1987

Revue Générations, septembre 1999

Echo du commerce, 6 janvier 2001




Revue Montres Passion N° 35, été 2008

Revue Time Scene Japon, 2009

L'Express, L'Impartial et le Journal du Jura, 21 novembre 2015

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