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26
août 2007 |
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LE
PLANETAIRE-TELLURIUM RICHARD MILLE | |
HISTORIQUE Dès les premiers
temps de la civilisation, l'homme s'est efforcé de reproduire,
de décrire et de donner un reflet de l'univers céleste qui
entoure la terre. Pendant l'Antiquité, ces représentations
physiques étaient généralement monumentales et statiques, à
l'exemple des temples qui permettaient de relier un
emplacement déterminé à des caractéristiques astronomiques
spécifiques. Ultérieurement, des esprits inventifs se mirent à
développer des modèles portatifs aux dimensions plus réduites
qui illustraient les mouvements du soleil, de la terre, de la
lune et des planètes ainsi que d'autres phénomènes célestes
afin de faciliter l'orientation lors de longs voyages sur
terre et en mer.
Un texte de Cicéron, consacré à une
invention d'Archimède (287-212 avant J.-C.) qui
n'a jamais été retrouvée, est considéré comme l'une des
premières références à un mécanisme réalisé par l'homme pour
reproduire les mouvements de la lune et des planètes. Le plus
ancien planétaire connu est sans doute la célèbre machine
d'Anticythère, qui fut vraisemblablement confectionnée entre
80 et 50 avant J.-C. Découverte en 1901 avec un grand nombre
de statues et d'objets, elle abrite un dispositif en mesure de
représenter les mouvements du soleil, de la lune et de quatre
des planètes visibles à l'oeil nu. Ce mécanisme secret ne fut
cependant mis à jour qu'en 1959 à la suite d'un examen aux
rayons X qui révéla les rouages contenus à l'intérieur de son
corps vert foncé, en bronze décoloré.
De nombreuses
cultures ont réalisé des machines astronomiques destinées à
décrire les mouvements des corps célestes sous les variantes
les plus diverses. Toutefois, nous pouvons les répartir en
deux catégories principales: les représentations mécaniques
dotées d'une manivelle actionnée à la main et celles
entraînées par un mouvement d'horlogerie.
L'une des
premières illustrations d'un mécanisme à engrenage
représentant les mouvements du soleil, de la terre et de la
lune dans une disposition horizontale semblable aux tableaux
qui apparurent à la fin du XVIIe siècle est visible dans un
portrait de l'astronome et inventeur allemand Wilhem Schickard
(1592-1635) qui enseigna à l'université de Tübingen. Bien que
grossière dans sa conception et dépourvue du nombre correct de
dents pour assurer une représentation exacte des phénomènes
célestes, le mécanisme à manivelle qu'il tient dans ses mains
décrit les révolutions annuelles et diurnes de la terre selon
le modèle copernicien. En outre, il semble bien que le premier
tellurium (modèle en trois dimensions pour décrire le cycle
annuel de la terre autour du soleil, ses mouvements diurnes et
son parallélisme par rapport à l'axe) ait été développé en
premier lieu aux Pays-Bas, une thèse accréditée par les
telluriums réalisés par le célèbre cartographe amsterdamois
Willem Janszoon Blaeu (1571-1638).
Toutefois, les
planétaires et les telluriums entraînés par des mouvements
d'horlogerie capables de montrer la course des corps célestes
sans intervention manuelle ne connurent leur véritable essor
qu'au cours du XVIIe siècle avec l'apparition de nouveaux
types d'échappement plus précis. Hormis la nécessaire
précision de marche, le développement de tels instruments
était également subordonné à l'amélioration de la précision de
représentation car l'inexactitude dans le calcul des rapport
d'engrenage rendait nécessaire le réajustement bimensuel des
planétaires (ainsi, une erreur de 1° en huit heures dans la
rotation de la terre sur son axe se traduisait par un écart
cumulé de +45° en quinze jours).
Dans une perspective
plus générale, il n'est sans doute pas inutile de rappeler que
depuis le XIVe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle,
l'horlogerie et ses diverses applications revêtaient une
importance aussi cruciale pour les secteurs scientifiques,
militaires et civils que la technologie informatique et les
moyens de communication de nos jours. Il n'est donc pas
étonnant que diverses nations, à l'instar de l'Italie, de
l'Allemagne, du Japon, de la France, de l'Angleterre et enfin
de la Suisse n'aient cessé de rivaliser d'ingéniosité pour
développer des instruments de mesure du temps destinés à
assurer leur suprématie dans ce domaine stratégique. La
création de planétaire-tellurium mû par un mouvement
d'horlogerie incarne de ce fait l'une des expressions de cet
esprit de compétition.
Parmi les érudits et savants
qui se sont intéressés au développement du planétarium, il
importe de citer notamment: Han Kung-Lien (vers 1088),
Giovanni de’ Dondi (1318-1389), Jost Bürgi (1532-1592), Willem
Janszoon Blaeu (1571-1638), Christian Huygens (1629-1695),
Thomas Tompion (1639-1713), Georges Graham (1673-1751),
Philip-Mathaus Hahn (1739-1790), Jean-Baptiste Cattin
(1688-1767), Antide Janvier (1751-1835), François Ducommun
(1763-1839), Jean-Jacques Lepaute
(1775-1830).
L'apport de Richard Mille au
Développement du planétaire-tellurium pour le XXIe
siècle Très rare, le planétaire-tellurium Richard Mille
recèle un vaste nombre d'indications et de représentations
astronomiques d'une grande précision aux extrêmes limites des
constructions mécaniques. Les horlogers de Richard Mille l'ont
conçu en sorte de présenter une facilité d'utilisation dans
les conditions de la vie quotidienne et l'ont ainsi doté de
possibilités de correction en fonction des différents fuseaux
horaires et d'un réglage d'une remarquable aisance. La
réalisation artisanale d'une telle pièce maîtresse requiert
des connaissances et un savoir-faire tels que la création du
planétaire-tellurium de Richard Mille a requis non moins de
dix années de recherches et de développement.
Un autre
aspect exceptionnel du planétaire-tellurium Richard Mille
réside dans le fait que les représentations astronomiques se
complètent d'un quantième perpétuel. L'association d'un rouage
d'une extrême précision et d'un barillet pour le planétaire à
un échappement à détente fait de ce planétaire-tellurium à
mouvement d'horlogerie le plus précis de son espèce.
DESCRIPTION DU MOUVEMENT PLANETAIRE-TELLURIUM
RICHARD MILLE Malgré son immense complexité, le
planétaire-tellurium Richard Mille est conçu pour
être:
- facile à comprendre - aisé et pratique à
utiliser - précis et fiable
Autant de
caractéristiques qui permettent pour la première fois à une
personne non spécialisée de comprendre et de régler sans
difficulté un instrument d'un tel raffinement astronomique et
technique.
Représentation visuelle
compréhensible:
En premier lieu, le diamètre de la
terre, considérablement agrandi pour des considérations
pratiques et esthétiques (notre planète est en réalité 109
fois plus petite que le soleil) permet de distinguer aisément
les divers continents et de la plupart des pays. Toutes les
planètes sont parfaitement visibles, même si elles ne sont pas
reproduites à l'échelle de leur grandeur et de leur distance
ainsi qu'il vient d'être dit. Les indications (date, équation
du temps, zodiaque) sont affichées très lisiblement et de
manière parfaitement cohérente dans un secteur distinct de
celui consacré à la représentation de la rotation des
planètes.
Aisance d’utilisation: Un
système de levier permet de remonter le planétaire-tellurium
et assure une réserve de marche de 15 jours.
Incorporé
pour la première fois à un planétaire, le quantième perpétuel
est doté d'un correcteur rapide qui permet de procéder
aisément aux réglages requis, dans les deux sens, en avant et
en arrière. Le planétaire-tellurium offre également des
possibilités d'ajustement rapide s'il n'a pas été remonté
pendant une longue période. Simple en apparence, cette
synchronisation constitue une véritable prouesse technique car
elle est également reliée au mécanisme des indications
horaires comprenant l'heure locale, l'heure d'été et l'heure
d'hiver. Elle est le fruit de longues études et recherches
mécaniques afin de permettre le réglage et le redémarrage
rapide d'un instrument tellement complexe qu'un arrêt prolongé
exigeait auparavant le recours aux services d'un horloger ou
d'un astronome pour la remise en marche.
Le mouvement
est équipé d’un balancier à dispositif arrêt-redémarrage qui
permet de le remettre en marche après une période
d'immobilisation. En effet, le fait que le balancier ne
redémarre pas pendant le remontage du mouvement est une
caractéristique de l'échappement à détente).
Précision et fiabilité du planétaire-tellurium
Richard Mille: Un physicien astronome renommé a
effectué les innombrables calculs exigés par la réalisation de
ce projet. De ce fait, l'erreur la plus importante concerne
l'angle de l'axe terrestre et elle se limite à +1° tous les
7,7 ans approximativement. Les autres données sont: +1° en
environ 168 ans pour la rotation de la lune autour de la terre
ainsi que -1° en environ 2 millions d’années pour la rotation
de la terre autour du soleil. Comme la valeur de 1° est
inférieure aux tolérances de réglage (+/- 2°) adoptées pour ce
planétaire et nettement moindres à celles retenues pour les
anciens planétaires, il est aisé de réaliser que l'erreur de
la terre par rapport à son axe est parfaitement acceptable,
voire anodine.
Pour le mouvement de
base: Le mouvement du planétaire-tellurium est équipé
d’un échappement à détente beaucoup plus performant que
l’échappement à ancre en raison de son interférence moindre
avec l'organe réglant (le balancier).
La correction de
l’avance et du retard est effectuée sur le balancier à inertie
variable au moyen de vis de réglage. Extrêmement perfectionné,
ce type de balancier garantit une fiabilité accrue et de
meilleurs résultats chronométriques. La suppression de la
raquette permet ainsi de réaliser de manière répétée des
réglages plus précis.
Le ressort moteur de type
Tensator assure une plus grande constance du couple, élément
essentiel de la précision de marche.
REPRESENTATIONS ET
INDICATIONS Représentations (R) et indications
astronomiques (I)
- Rotation de la terre sur son axe
(R) - Rotation de la terre autour du soleil (R) -
Obliquité de la terre (R) - Rotation de la lune sur son axe
(R) - Rotation de la lune autour de la terre (R) - Phase
de lune (I) - Equation de temps (I) - Mercure (R) -
Vénus (R) - Soleil
(R)
Explications: Rotation de la terre sur
son axe (R) Un tour sur son axe en 24 heures. Erreur:
+1° en 7,7 ans
Rotation de la terre autour du
soleil (R) Une révolution en 1 an. Erreur: -1° en 2
millions d’années. Cette rotation est utilisée comme élément
de base pour l'indication des saisons, des équinoxes, des
solstices et des signes du zodiaque dans leurs guichets
correspondants.
Obliquité de la terre
(R) Rotation exacte, l'inclinaison de l’axe de la terre
passant aux deux pôles est de 23,5°. Cette inclinaison face au
soleil permet de comprendre parfaitement le phénomène des
saisons.
Rotation de la lune sur son axe et
rotation de la lune autour de la terre (R) Le calcul de
la rotation est fondé sur un mois synodique de 29,53058912
jours (intervalle de temps entre deux nouvelles lunes).
Erreur: +1° en 168 ans.
Phase de lune
(I) Les phases de la lune sont représentées sur la lune
elle-même sous la forme d'un anneau qui illustre la partie
visible depuis la terre.
Equation de temps
(I) L’équation de temps est représentée par une
aiguille et un cadran divisé en quatre secteurs sur la face du
planétaire. L’aiguille indique en + ou en – les minutes qu’il
faut rajouter ou soustraire à l’heure moyenne pour obtenir
l’heure solaire vraie.
Heure solaire
Associée à l’équation du temps, elle représente l’heure
solaire vraie. Reliée au mécanisme du planétaire, cette
indication est située sur le cadran.
Mercure
(R) Représentation de Mercure qui effectue une rotation
autour du soleil en 87,9 jours. Ne tourne pas sur son
axe.
Vénus (R) Représentation de Vénus
qui effectue une rotation autour du soleil en 224,7 jours. Ne
tourne pas sur son axe.
Soleil
(R) Représentation statique du soleil au centre du
planétaire-tellurium.
Indications horlogères
- Heure - Minute - Fuseaux horaires - Date
(Quantième perpétuel) - Jour (Quantième perpétuel) -
Mois (Quantième perpétuel) - Année, décennie (Quantième
perpétuel) - Année bissextile - Réserve de marche -
Saisons, équinoxes, solstices, signes du
zodiaque
MATERIAUX UTILISES Titane,
acier, laiton, or, argent, tungsten.
DUREE DE
VIE De nos jours, il est encore possible de restaurer
des horloges qui comptent plus de six siècles. Le
planétaire-tellurium Richard Mille ne dérogera pas à cette
règle et chacune de ses pièces peut être fabriquée à nouveau.
Cependant, relevons à cet égard que le ressort de barillet est
conçu pour posséder une durée de vie d'environ 350
ans….
ENTRETIEN Un nettoyage est
recommandé tous les 5 ans.
SERVICE
APRES-VENTE Il est assuré par nos soins. A long terme,
ce type d’objet peut être réparé par un horloger très qualifié
ou par un restaurateur en horlogerie ancienne particulièrement
compétent.
GARANTIE 3 ans, pièces et
main d’œuvre, y compris le transport. La garantie ne couvre
par les chutes, les chocs violents et les manipulations
inadéquates.
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