Collection Christian Etienne

E. Howard Watch Co

E. Howard Watch Co

Etat : Massachusetts, lieu : Roxbury - Boston

E. Howard Watch Co

E. Howard Watch Co

E. Howard Watch Co

Edward Howard est né en 1813. Il débute dans le métier d’horloger en suivant un apprentissage auprès de la famille Willard. Il obtient en 1840 un diplôme des Arts mécaniques et fonde avec D. P. Davis sa propre manufacture. Faute de trouver des standards de fabrication au sein d’une profession qui ne s’est pas encore organisée, il développe ses propres normes de qualité. Il conserve en point de mire, la précision de ses pièces et leur fiabilité.

Comme beaucoup de maisons de cette époque, il diversifie sa production et même si la micromécanique en est le dénominateur commun, ses produits vont de l’horloge murale à la machine à coudre. On lui connait même une fabrication de balances de précision.
Ses fabrications horlogères remportent un certain succès et le poussent à s’orienter vers les horloges monumentales. Apparaissent ainsi dans les commerces, banques, hôtels et dans les bureaux du Congrès, des horloges Howard sur lesquelles, en bon commerçant, il a pris soin de marquer son nom et ainsi de s’assurer une publicité voyante.

Howard est un personnage atypique dans l’histoire de l’horlogerie américaine. Perfectionniste et passionné par la précision, il a très tôt l’ambition de créer une grande compagnie horlogère capable de prendre une place de leader, sur un marché qu’il pressent comme ayant un immense potentiel de développement. Il souhaite alors se spécialiser davantage et s’intéresse à la production de montres.
En 1850, Howard crée à Roxbury dans le Massachussetts une compagnie horlogère avec deux associés David Davis et Aaron Lufkin Dennison. Chacun possédaient une manufacture horlogère. Ce dernier a conscience que l’interchangeabilité des pièces garantira un abaissement des coûts de fabrication tout en assurant une fiabilité accrue des mouvements.
Naît ainsi « l’American system of watch manufacturing ». Le concept est dans l’horlogerie totalement nouvelle et préfigure la naissance de l’industrie horlogère. En effet, Dennison établit qu’en produisant avec un niveau de précision élevé les pièces d’un mouvement, celle-ci vont devenir totalement interchangeables ce qui n’était pas le cas auparavant, sur des pièces assemblées à domicile par des ouvriers qui étaient chargés de faire au mieux, les perçages nécessaires pour fixer les ponts sur les platines.

Howard s’enthousiasme à l’idée de créer une structure industrielle capable de produire en grands volumes des pièces horlogères.
En 1851, son idée évoluant, il crée toujours à Roxbury, une nouvelle maison « l’American Horologe Compagny ». La même année Howard lance la Warren Manufactoring Compagny encore une fois à Roxbury. Ces maisons ne sont alors pas assez structurées faute de capitaux, pour pouvoir faire naître une vraie firme spécialisée ayant un rayonnement suffisant. En outre, si Howard est un visionnaire, l’intérêt pour l’horlogerie n’est pas encore très répandu au sein du grand public et les financiers n’y voient pas le marché prospère que le secteur va représenter.

En 1853, l’intérêt d’Edward Howard pour les montres s’aiguise et il crée à Boston, une manufacture de montres baptisée « Boston Watch Company. Une fois de plus, l’expérience tourne court après trois ans, mais cette fois, les ateliers ont pu produire à plus grande échelle des montres dont la qualité est dans les standards de l’époque. La firme sera démembrée après sa liquidation en 1857 pour donner naissance à l’American Watch Company of Waltham Massachussetts et la E. Howard & Company of Roxbury.

Edward Howard, certain de son projet, décide de reprendre à sa charge une partie de la production et récupère pour cela des machines, des outillages et des pièces non assemblées. Comme il n’a pas les moyens d’investir dans un achat, il s’associe avec le financier Charles Rice pour créer fin 1857, une nouvelle compagnie horlogère, la Roxbury Factory. Cette maison sous le toit de laquelle Howard et son associé réunissent toutes les activités nécessaires à la fabrication des montres sera la première manufacture horlogère américaine au plein sens du terme.
D’une formation d’horloger complet, Howard s’avère être particulièrement habile dans la conception des mouvements. Il redessine les calibres qu’il avait antérieurement imaginés et pour que les deux nouveaux associés partagent la gloire de la création de la nouvelle entreprise, la mention « E Howard & Co » sera portée sur les cadrans et celle de « Howard & Rice » sur certains mouvements. A cette époque, la publicité des montres se fait autant sur la présentation de l’image de la montre que sur celle du mouvement qui l’équipe. La notoriété de Rice est donc préservée.
Des premières montres à la plus parfaite maîtrisent de l’horlogerie industrielle
Dès l’été 1858, Howard a déjà produit le premier modèle de montre entièrement mis au point par ses soins. Il souhaite investir sur des pièces de qualité supérieure. Il fait de la finition des mouvements son fer de lance et de la précision, un objectif qu’il ne cessera de défendre.
Le 11 décembre 1858, sa manufacture est spécialisée dans les mouvements de haute qualité. Howard sait que par ce choix, il va se démarquer des autres maisons qu’il va surpasser. Il fait évoluer les trains de rouages et invente un calibre où les ponts reposent sur 6 points d’appui au lieu de 4.

Il va également faire évoluer les balanciers qu’il construit en or et complète par des vis de compensation composées du même métal précieux. Howard comprend alors qu’il va non seulement offrir à ses balanciers une densité de métal plus intéressante que le laiton mais aussi, qu’il va pouvoir en faire un argument commercial.
Sans aucun doute, cet entrepreneur curieux de tout, suit l’évolution des recherches faites en Suisse sur la précision. Il lui faut donc donner à ses pièces une spécificité au moment où les Suisses s’intéressent aux balanciers bimétalliques dit « Guillaume », du nom de son inventeur.

La précision devient un terrain fertile pour stimuler la concurrence helvético-américaine. Howard explore toutes les innovations et renouvelle même les techniques de fabrication du barillet dont il revoit l’architecture et empierre de manière innovante. Il démontre un dynamisme affuté et augmente également la taille de ses calibres pour les adapter aux boites fabriquées par Dennison. Il crée ainsi des mouvements de plus de 20 lignes. Les grand diamètres de montres présentent l’intérêt d’être plus faciles à régler et surtout ouvrent davantage encore les marchés des montres de chemins de fer.

Très efficace pour vendre ses produits, il approche les 30 000 pièces vendues en 1868. La même année, l'empereur du Japon sollicite les Américains afin de développer à Sapporo une nouvelle capitale régionale dans la plaine d'Ishikari. Edward Howard en profite pour se voir confier la réalisation d'une horloge. À partir des plans de William Wheeler, il fabriquera en 1878, une horloge installée au sommet d’une des tours de l'université de Sapporo. Sans cesse en quête d’innovation, il introduit en 1868 le remontage au pendant et débarrasse les montres du remontage à clés qui est totalement abandonné 10 ans plus tard.
Une page de l’histoire de l’horlogerie
Edward Howard se retire des affaires en 1882 et vend ses parts d'E. Howard and Co. mais sa manufacture continue à produire des montres qu’il dessine et conçoit encore jusqu’en 1903. La plupart des montres sont en or ou en argent. Ce n’est que dans les productions tardives avec le fabricant de boites Keystone que l’on verra des emboitages en métal plaqués or.

Howard a énormément fait progresser la fabrication industrielle des montres. La manufacture est capable dès les toutes premières années du 20ème siècle de livrer des mouvements ajustés dans les 6 positions. A partir de cette époque, sur les cadrans, la mention « E Howard Watch & C°- Boston » est remplacée par « Edward Howard ». Ensuite, la mention de « Howard » se substitue à toute autre mention sur les cadrans tandis que les mouvements sont signés « Edward Howard Watch C° Boston USA ».

La firme disparait totalement en 1930 quand Keystone Watch Case C° cesse d’assembler des montres sous la marque Howard. Jusqu’au bout, les mouvements sont d’une qualité exceptionnelle notamment dans les versions 21 ou 23 rubis qui sont de redoutables chronomètres dont les finitions anglées et rhodiées attestent d’un savoir-faire digne des meilleures manufactures. La marque existe toujours aujourd’hui et se consacre à la fabrication d’horloges, première passion de Edward Howard, une sorte de retour aux sources pour une marque qui laisse dans l’histoire de l’horlogerie une trace indélébile.

La manufacture distinguait ses différents diamètres de calibre par des lettres.

N - 18 size, L - 16 size, K - 14 size, J - 12 size, I - 10 size, G - 6 size

Les fabricants de boîtes étaient :

Crosby & Mathewson - C&M, J.M. Harper - JMH, D.T. Warren & Co - DTW&Co, Warren & Spadone - W&S, Fellows & Co - F&Co, Wheller Parson & Co - WP&Co et autres.

Quelques documents sont extraits de l'ouvrage de George E. Townsend de 1985

Introduction to E. Howard & Co

Pocket Watch, series VII split plate

E. Howard Watch Co

E. Howard Watch Co

E. Howard Watch Co

E. Howard Watch Co

E. Howard Watch Co

Année 1890, diamètre 38.00 mm

E. Howard Watch Co

15 rubis

E. Howard Watch Co

Année 1890, diamètre 45.00 mm

E. Howard Watch Co

15 rubis

E. Howard Watch Co

E. Howard Watch Co

E. Howard Watch Co

Année 1905, diamètre 41.80 mm

E. Howard Watch Co

Grade 4, 17 rubis

E. Howard Watch Co

Année 1917, diamètre 39.00 mm

E. Howard Watch Co

Grade Série 7, 17 rubis

E. Howard Watch Co

E. Howard Watch Co

Réalisation : NoPixel

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