Planétarium Tellurium Richard Mille

Téléjournal de la TSR, novembre 2007

Planétarium Richard Mille

Juillet 2004, la manufacture CompliTime, (Robert Greubel & Stephen Forsey), me contacte afin de me proposer un travail exceptionnel.

Une séance est agendée à La Chaux-de-Fonds où on me présente un prototype de planétaire. Mon mandat, si je l’accepte, sera d’assembler un mouvement similaire dans lequel les ponts originairement en laiton seront remplacés par des ponts en titane.

Concernant l’habillage du Planétarium, le design n’est pas encore connu ; ce sera la maison Valgine & Richard Mille qui se chargera de le concevoir.

De mon côté, accepter le mandat ou non, n’est pas une décision qui se prend à la légère. Je demande donc l’autorisation d’emporter le mouvement à Porrentruy, afin de l’étudier plus en détail :

La pendule mesure 50cm de long sur 40cm de large et une trentaine de hauts. Mille quatre cents composants au total dont cinq cent cinquante vis.


Mouvement terminé avec son levier de remontage

Affichage et quantième

Personne ne pouvait m’articuler un temps de montage, car la conception, la fabrication et l’assemblage du mouvement avaient pris dix années. Difficile dans ce cas d’évaluer avec précision le temps nécessaire au travail qui m’est demandé…

Après quelques jours de réflexion et plusieurs coups de fil avec le concepteur Stephen Forsey, ma décision est prise, l’aventure peut commencer.

Un mouvement de cette complexité demande de la rigueur et une certaine organisation dans le travail. En effet, le nombre des composants est élevé : 1400 au total, dont 79 axes, 112 roues et 550 vis. Par ailleurs, les dimensions de l’objet exigent un aménagement adapté de l’espace de travail.

Pour des raisons techniques, je scinde le mouvement en quatre parties bien distinctes qui correspondent à l’ordre chronologique du montage :

-le mouvement de base avec son porte- échappement

-l’affichage central, les saisons et l’indication de réserve de marche

-le quantième perpétuel et l’équation

-le bâti central supportant les planètes

Module de l'affichage, vue de devant

Vue arrière

Vue de dessus

Module du quantième perpétuel, vue de dessus

Vue avant

Vue de dessous
Planètes et saisons

Cependant, tous les composants n’étant pas encore fabriqués, je commence l’assemblage par le bâti central. Pour m’aider dans cette tâche, j’ai à disposition le prototype et des vues en trois dimensions sur ordinateur. En effet, chaque composant m’a été livré avec son plan.

Le travail peut commencer. Je remets de longueur pratiquement toutes les vis et les goupilles du planétaire ; les pivots des axes de roues sont polis, les bouchons alésés, les roues chassées sur leur axe. L’ensemble du mouvement est ainsi traité pièce par pièce.

J’apporte également quelques améliorations techniques et avance quelques propositions au niveau esthétique.

Au mois de septembre 2005, le mouvement fonctionne avec son affichage et le bâti central. Cependant, le quantième perpétuel me cause encore beaucoup de soucis.

Concernant le rouleau des saisons, le graveur y travaille encore, la première version ayant un design inadapté aux lignes futuristes du planétaire.

Mercure, le Soleil, la Lune, Vénus et la Terre

Bâti des planètes, vue de côté

Bâti des planètes, vue de dessous 

Module des saisons, avant assemblage

Module des saisons, monté
Mouvement de base

Monsieur Dominique Guenat, directeur de la maison Valgine me demande si je serais d’accord de m’occuper de l’assemblage de l’habillage du planétaire. Ainsi, en 2006, à l’occasion de la clôture du salon du SIHH à Genève, je rencontre pour la première fois Richard Mille à l’Hôtel des Bergues et nous en discutons. En effet, je n’avais jusque-là pas d’idée précise quant au design de cet habillage.

Les mois passent et l’assemblage arrive à son terme, je suis satisfait, car la pendule fonctionne très bien et indique l’heure avec une grande précision.

Début 2007, une vue en trois dimensions me parvient et me dévoile l’aspect extérieur de ce qu’on appelle la cage. Une nouvelle séance a lieu. Monsieur Philippe Schaefer, le dessinateur-constructeur est, par la suite, désigné pour discuter des problèmes qui pourraient survenir lors de l’assemblage de la cage et de son mouvement, me seconder et être l’intermédiaire entre tous les artisans impliqués dans la réalisation de l’habillage : le graveur (pour les planètes), le fabricant de verres, celui des aiguilles, etc.

Platine en titane, décoré

Pont de barillet

Réglage de l'échappement à détente

Porte-échappement avant l'assemblage

Porte-échappement à détente, type chronomètre de marine, spiral cylindrique

Habillage et présentation du Planétarium

A titre d’exemple, le travail du graveur, Olivier Vaucher est remarquable. Il façonne notre planète Terre en argent massif. Elle pèse 91 grammes et est recouverte d’émail de différentes couleurs avec des reliefs. La lune est également en argent et tous les cratères sont représentés. Le Soleil est en or jaune recouvert d’émail allant du rouge au jaune en passant par l’orange. Mercure est en or rose et Vénus est une pierre naturelle.

En juillet 2007, je me consacre à l’assemblage de la cage et aux dernières retouches. Une fois le montage terminé, le planétaire est pesé : 44 kilos avec la cage et les verres.

Début août, le journaliste Théodore Diehl ainsi que le photographe Guy de Peslouan, tous deux mandatés par Richard Mille, se retrouvent dans mon atelier. Quatre jours leur seront nécessaires pour réaliser la mise en forme de documents promotionnels sur le planétaire. Ces quatre jours sont pour moi également une expérience instructive.

D’un commun accord avec Richard Mille, j’organise un apéritif pour le 29 août afin de rassembler toutes les entreprises ayant participé à la conception et à la réalisation de ce projet ambitieux et exigeant.

C’est pour moi une profonde satisfaction de pouvoir partager ces années de travail. C’en est une également pour tous les intervenants qui peuvent enfin voir le planétarium en vrai et non pas dans des revues ou sur le net.

Cependant, Richard Mille et moi-même ne sommes pas encore totalement satisfaits de l’esthétique de la face antérieure de la pendule. En effet, chaque face du planétaire est vitrée et permet d’admirer la mécanique, sauf la partie frontale. Toute cette masse grise occulte la beauté intérieure du prestigieux planétaire.

Mais le temps est compté, car le planétarium effectuera un grand voyage à destination de Singapour où il sera présenté en première mondiale à l’exposition « The Hour Glass ‘Tempus Event », le 4 septembre. Les modifications esthétiques sont donc reportées à son retour. Encore quelques heures de travail en perspective...

Je suis fier aujourd’hui de pouvoir dire que j’ai assemblé un mouvement d’horlogerie si exceptionnel. Cette expérience fut très enrichissante pour moi, autant du point de vue technique que relationnel. Je tiens à remercier toutes les personnes avec qui j’ai travaillé, qui m’ont fait confiance. Je suis, en particulier très reconnaissant envers Richard Mille qui m’a autorisé à présenter personnellement le travail que j’avais accompli. Concernant les photos, elles sont dues, pour une part, à Guy de Peslouan et, pour une autre, à moi-même.

Vue arrière du Planétarium, bâti des planètes

L'habillage entièrement en titane

Richard Mille et Stephen Forsey à la Clinique Horlogère

La pendule sans l'habillage

Article paru dans le quotidien, L'Express et L'Impartial du 24 novembre 2007.

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Exposition Belles Montres au Carrousel du Louvre à Paris début décembre 2007

Ma première présentation en public lors du Salon Belles Montres à Paris.

Trois jours non stop devant de nombreux visiteurs à expliquer le fonctionnement de cette belle mécanique.

Mes amis Stephen Forsey et Robert Greubel étaient également de la partie et présentaient leurs nouveaux modèles sur leur stand.

Présentation du Planétarium à Tokyo en février 2008

Février 2008, Richard Mille me demande si je serais d'accord de partir à Tokyo afin de présenter le planétaire dans sa boutique, située à Ginza.

Onze jours de bonheur ou je découvre pour la première fois, le Japon.

Les habitants sont très sympathiques et apprécient la belle mécanique.

Un séjour inoubliable.

Repas dans un petit restaurant de Ginza

Rencontre avec Peter Speake-Marin

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Revue Time Scene, mai 2008

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Revue Chronos, mai 2008

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Revue Chronos, mai 2008

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Revue Chronos, mai 2008

Présentation du Planétarium à Moscou mai 2008

Au mois de mai 2008, ce sera à Moscou. Pendant quatre jours. Visite éclair de la capitale et présentation dans une boutique de luxe, multi-marques, Louvre.

Présentation du Planétarium à Dubaï novembre 2008


Fin novembre, deux jours à Dubaï. Séjour à l'Hôtel Atlantis. Présentation à midi à l'Hôtel Westin dans une immense salle. Puis le Planétarium sera déplacé à l'extérieur pour une soirée VIP sur la plage.






Présentation à Doha au Qatar novembre 2008

Suite à Dubaï, nous partons pour Doha, au Qatar. Dernière présentation de l'année à l'Hôtel Four Seasons.






Réalisation : NoPixel

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